Dans Libération du 8 août un article intitulé « Pour passer, il faut désormais présenter patte blanche ».

L'article légitime la position de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) qui considère que la reconnaissance de la forme de la main ne pose pas vraiment des problèmes de libertés individuelles. Les mises en oeuvre ont donc largement commencé bien sûr. Pourtant le débat est loin d'être clos sur le danger de la biométrie.

Voir par exemple le dossier de l'association IRIS sur le projet INES de carte d'identité biométrique.

En tout cas la propagande en faveur de la biométrie n'hésite pas sur les méthodes. Ainsi, toujours le 8 août, dans le journal de France Inter un petit sujet sur la biométrie et les caméras de surveillance. Avec comme question posée : en sommes nous arrivés au point où nos vies et notre intimité ne pourraient plus rester privées ? Bien sûr que non, répond le journaliste. Et la démonstration est formidable.

Le journaliste avance comme preuve « Piano Man », ce jeune homme retrouvé errant en avril dernier en Angleterre et dont on ne sait rien. On ne connait pas son identité, il ne parle pas. Il a juste dessiné un piano et semble en jouer très bien. On cherche, en vain pour le moment, son identité. C'est la preuve, selon le journaliste, que la vie privée existe encore. On peut rester anonyme en devenant amnésique. Ca devrait rassurer les citoyens.

On appréciera l'amalgame entre deux sujets (biométrie et « piano man ») qui n'ont rien à voir mais qui donne une idée de l'intox qui nous attend lors du passage des prochaines lois liberticides du gouvernement.

Merci à Lagadu pour sa vigilance.