Vous vous rappelez sans doute qu'Amazon est le détenteur du célébrissime brevet « One click shopping ». Brevet ridicule dont l'unique intérêt est de ralentir la concurrence par la menace du procès (par exemple contre « Barnes & Nobble »). Amazon se prend aujourd'hui le retour de baton. L'éditeur américain de solutions d'e-commerce Soverain accusait Amazon de violer cinq brevets de la société (notamment sur le panier d'achat virtuel). Amazon a préféré verser 40 millions de dollars à la société Soverain plutôt que de l'affronter devant les tribunaux. Soverain retire sa plainte et fournit des licences non exclusives à Amazon.

Patty Smith, porte-parole d'Amazon a indiqué que c'était « un compromis destiné à éviter des frais de justice inutiles » et a rappelé qu'Amazon « continue à nier toutes les accusations de Soverain ».

Ainsi donc, Amazon serait innocente des accusations portées mais accepte tout de même de payer 40 millions de dollars. Ce nouvel exemple confirme bien que l'intérêt du brevet logiciel réside dans le terrorisme juridique et l'extorsion de fonds.