Ainsi quelques images savoureuses de responsables politiques un peu génés de se voir filmer dans la salle des quatre colonnes avec des lobbyistes ou dans le Lubéron. Ou encore ce lobbyiste qui décrit très clairement son activité « je travaille pour l'argent, pas pour mes idées ».

Une explication également sur les « ménages » faits par certains assistants parlementaires qui, pour arondir les fins de mois, font des missions pour des cabinets de lobbying. Mais que de la « veille législative » jurent-ils la main sur le coeur. Cette pratique est visiblement légale et seule leur déontologie devrait l'interdire aux assistants parlementaires.

Un bon passage sur Frédéric Lefebvre, conseiller chargé des relations avec le Parlement du ministre de l'Intérieur, et en même temps principal actionnaire de Pic Conseil une société de lobbying opérant entre autres dans les domaines du jeu, du tabac, de la sécurité. Le même qui a exécuté les basses oeuvres du président de l'UMP lors des débats sur la loi DADVSI.

Le morceau choix concerne l'un des autres associés de Pic Conseil, Stephan Denoyes. Cet ancien assistant parlementaire de Chrtistian Estrosi dispose d'un bureau place Beauvau tout en n'y ayant « aucune fonction » selon sa secrétaire.

Le lobbying est une réalité et il est légitime dans une démocratie de pouvoir faire valoir son point de vue. Mais il faudrait des règles pour empêcher les dérives et beaucoup plus de transparence. Vivement une loi pour encadrer sérieusement le lobbying.