D'autres noms ont circulé comme Patrick Devedjian, Christian Estrosi, Thierry Solère...

Celui qui tiendrait la corde au moment où j'écris ce billet est selon un article du Figaro le sénateur Bruno Retailleau. Le Figaro en oublie même le conditionnel dans la légende de la photo : « Bruno Retailleau, «fils spirituel» de Philippe de Villiers, a été nommé au gouvernement ».

Le Figaro y voit une manoeuvre purement politique. C'est peut-être la principale raison mais c'est tout de même oublier que Bruno Retailleau est assez à l'aise sur le numérique et qu'il tient compte des réalités techniques, des enjeux économiques et sociaux lorsqu'il faut légiférer. Il essaye d'avoir une vraie approche interdisciplinaire ce qui est rare de nos jours.

Et c'est un défenseur du logiciel libre, de l'interopérabilité de principe. Je vous invite par exemple à relire un billet que j'avais écrit en 2006 lors des débats sur la loi DADVSI : DADVSI au Sénat - aspects économiques du projet de loi dont voici un extrait :

« Bruno Retailleau défend donc trois points essentiels ayant une large portée économique : la garantie d'une interopérabilité de principe ne laissant pas place à des pratiques anti-concurrentielles ; le respect des libertés fondamentales et de la sécurité face aux logiciels espions ; le respect de la neutralité technologique et la non interdiction de la technique du P2P au prétexte de certains usages illicites. »

Plus récemment lors des débats sur le projet de loi Création et Internet c'est l'un des deux seuls sénateurs à avoir paru familier de l'environnement numérique, de ses réalités économiques et sociales au travers de quelques interventions bien placées (et sans notes).

Bien sûr, homme varie et n'a pas forcément les mêmes positions lorsqu'il devient ministre (Luc Chatel est un bon exemple).

Le suspense ne devrait plus durer très longtemps.