Michel Rocard

Le député européen, et ancien Premier ministre, Michel Rocard a annoncé qu'il démissionnait du Parlement européen pour mettre un terme à sa carrière d'élu mais sans se retirer pour autant "de la vie civique". Michel Rocard a été un soutien indéfectible au logiciel libre et aux libertés informatiques. Dans une dépêche AFP il indique que :

« Ma dernière victoire fut une des plus belles, contre la Commission sur une directive qui cherchait à étendre le champ des brevets aux logiciels », se souvient-il. « J'avais maintenu que si on commençait à breveter les produits de l'esprit, on finirait par breveter les accords de Beethoven ou les rimes de Rimbaud »

L'April a tenu à lui témoigner sa profonde reconnaissance. Chapeau bas monsieur Rocard.

Nathalie Kosciusko-Morizet

Toujours concernant le numérique, finalement c'est donc Nathalie Kosciusko-Morizet qui devient secrétaire d'État en charge de l'économie numérique. C'est un peu la surprise élyséenne vu que Bruno Retailleau semblait bien parti pour avoir le poste, et d'ailleurs François Fillon aurait confié :

François Fillon avait souhaité attribuer le secrétariat d'Etat à l'Economie numérique au sénateur villiériste Bruno Retailleau avant que celui-ci ne revienne in extremis à Nathalie Kosciusko-Morizet, a-t-il confié aujourd'hui en marge de ses voeux à la presse. « Un peu d'ouverture à droite, parfois, ce n'est pas une mauvaise idée », a expliqué le Premier ministre à des journalistes.

Mais l'exécutif, confronté au refus de Philippe de Villiers, président du Mouvement pour la France (MPF), a renoncé pour « ne pas déclencher une guerre nucléaire avec un parti qu'on voulait honorer ».

Les articles de presse rappellent que le frère de la secrétaire d'Etat Pierre Kosciusko-Morizet est le patron de Price-Minister mais surtout le président de l'« l'association de l'économie numerique » (anciennement connue sous le nom d'ACSEL - Association pour le commerce et les services en ligne).

PC INpact rappele que Pierre Kosciusko-Morizet s'était insurgé, dans des termes violents, lorsque la rumeur indiquait que ce serait Frédéric Lefebvre qui occuperait le poste de secrétaire d'État.

Pierre, Philippe, qui a eu une réelle influence sur la décision finale ? Sans doute aucun des deux n'a réellement fait pencher la balance. On peut penser plutôt que Nicolas Sarkozy ne voulait pas de quelqu'un pouvant peut-être jouer un rôle de réel contre pouvoir contre ses amis lobbies des industries culturelles. Il souhaitait sans doute voir son porte-flingue préféré (Frédéric Lefebvre) occuper le poster mais c'était inacceptable pour François Fillon.

Finalement, peu importe pourquoi elle a été nommée, l'important sera ce qu'elle fera, en attendant le prochain remaniement. On peut juste espérer que Nathalie Kosciusko-Morizet sera à l'écoute de l'ensemble des acteurs du numérique et pas uniquement des acteurs de l'économie numérique en partie représentés par Pierre Kosciusko-Morizet.

L'April a réagi en demandant que la secrétaire d'État mette en oeuvre les mesures contre la vente liée prévues par son prédécesseur Éric Besson.

Julien Dourgnon

Ce vendredi 16 janvier 2008, l'agence de relations publiques Aromates organise à l'Assemblée Nationale un colloque intitulé "Monde culturel et internet : vers une réconciliation ?". Le programme montre que les contradicteurs aux solutions répressives pronées par le gouvernement n'ont pas été invités.

PC INpact nous apprend la dernière blague, à savoir le départ de l'UFC-Que Choisir et l'arrivée à sa place de Julien Dourgnon. L'ancien directeur des études de l'UFC-Que Choisir interviendra en tant que délégué aux études et à la communication extérieure de la SACEM. PC INpact rappelle :

En 2007, alors qu'il était salarié de l'UFC, celui-ci tenait un discours piquant, par exemple chez Ecrans.fr : « Lorsqu'une norme est massivement violée par une énorme population qui ne ressent pas de sentiment de transgression, la pénalisation de la pratique devient irréaliste ». Il était d'ailleurs toujours en poste à l'UFC en juin 2008, lorsqu'à propos de la future loi Création et Internet, on dénonçait "un projet monstrueux conçu par les marchands de disques, pour leur intérêt exclusif !"

Il y a tout de même des changements professionnels qui laissent songeur.