Elle indique notamment que

« Martin Rogard est l'acteur de l'Internet le moins bien placé pour écrire cette lettre »

« surtout parce que si un acteur de l'internet est frappé d'ambiguïté, sur la Loi création et internet par exemple, c'est bien lui. Pour des raisons professionnelles, puisqu'il fut conseiller du ministre de la culture à l'époque du fiasco qu'a été la Loi DAVDSI, ancêtre de la Loi HADOPI ; pour des raisons personnelles aussi peut-être puisque son propre père est engagé dans la défense du droit des artistes alors que lui même se place plutôt du coté de la défense des internautes. »

et encore

« je suis vraiment surprise d'entendre dire que maintenant Martin prétend avoir envoyé cette lettre depuis 6 semaines (15jours à peine!), se plaint de ne pas avoir eu de réponse (alors que la lettre se contentait de demander un contact qu'il avait déjà!), et dit qu'il a été mal reçu à mon cabinet (crédible à mort: il connait le conseiller auprès avec lequel il a été au cabinet, les conseillers techniques, la conseillère parlementaire, et a été invité à diner avant même que je sois nommée à l'économie numérique, alors que j'étais encore à l'écologie; Il faut des couverts en or pour recevoir Martin Rogard?). »

J'adore cette réponse.

Effectivement Martin Rogard connait du monde au cabinet de la ministre dont notamment Jean-Marie CAILLAUD (Conseiller auprès de la secrétaire d'État) qui fût chef de cabinet du ministre de la Culture, Renaud Donnedieu de Vabres.

Voir l'article du Post et de l'AFP.

Pour rappel, Martin Rogard fut webmaster au ministère de la Culture sous Donnedieu de Vabres avant de se retrouver conseiller technique lors des débats du DADVSI (sans nomination, sauf erreur, au journal officiel). Bien sûr, cela n'avait rien à voir avec le fait qu'il soit le fils de Pascal Rogard, directeur général de la SACD (Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques). Pascal Rogard est l'un des principaux (et des plus talentueux) lobbyistes de la filière cinématographique et son influence sur la loi DADVSI et sur le projet de loi HADOPI très grande. C'est sans doute l'un des principaux théoriciens de la « riposte graduée ». On lira avec intérêt la fiche de Martin Rogard sur Nodula.

À l'époque de DADVSI (lors d'une tentative de remise de la pétition EUCD.INFO au ministère de la Culture) Martin Rogard m'avait indiqué que « le logiciel libre n'est concerné qu'à la marge par le droit d'auteur » (voir le bétisier DADVSI). Je lui avais dit d'aller prendre un leçon de droit auprès de Papa Rogard. Junior (c'est ainsi qu'on le surnomme depuis DADVSI) n'avait pas apprécié.

Emmanuel Torregano propose un décrypage de la réponse de la ministre. Selon lui elle serait victime d'une tentative de destabilisation orchestrée par le cabinet de Christine Albanel.

En parlant de bétisier PC INpact a recensé un best of des casseroles de Christine Albanel.