On peut consulter la conférence de presse du 19 novembre 2009 pendant laquelle Luc Chatel a présenté les « trois objectifs essentiels de la réforme ». Le dossier complet est disponible au format PDF.

Cette réforme a fait couler pas mal d'encre. La suppression de l'histoire-géographie en terminale S (qui devient optionnelle) a généré un véritable tollé, voir par exemple la tribune « Il est impératif d’annuler cette décision ».

Du côté positif, avec cette réforme l'informatique devient une composante à part entière de la culture générale scolaire des élèves.

Ainsi le dossier complet indique que « La série S est enrichie d’un nouvel enseignement intitulé informatique et sciences du numérique. Sa dimension scientifique est consolidée par le renforcement de l’horaire de mathématiques en classe terminale » et « En série S un enseignement de deux heures hebdomadaires d’informatique et sciences du numérique » (en option).

Cet enseignement scientifique et technique devrait recouvrir les quatre grands domaines de l'informatique : algorithmique, programmation, théorie de l'information, matériel (machine et réseaux).

La création de cet enseignement en lycée une réelle avancée qu'il faut saluer tout en espérant que cela conduise à terme à l'introduction d'un enseignement de l'informatique pour toutes les filières du lycée mais aussi dès le collège.

L'April, qui a toujours été favorable à ce que l'informatique soit une composante à part entière de la culture générale scolaire de tous les élèves, a réagi à cette annonce : « Option « Informatique et sciences du numérique » au lycée : une première avancée avant un mouvement de fond ? »

Rappelons la position de Nicolas Sarkozy sur ce sujet en 2007 dans sa réponse au questionnaire Candidats.fr :

De façon plus générale, je considère que l'enseignement informatique prévu au socle commun des connaissances et des compétences doit être renforcé, et inclure notamment l'enseignement des bases essentielles à l'écriture de programmes informatiques. Face aux jeunes Américains, Indiens, Chinois, Canadiens, Québécois, etc., les jeunes Français sont encore largement néophytes en matière de capacité à écrire du code informatique (seuls 16% des internautes de moins de 30 ans savent écrire un programme). Pourtant, cette capacité à écrire du code est la clef de l'indépendance face à la technique. La solution passe par la refonte des programmes éducatifs consacrés à l'informatique, trop centrés sur la pratique, et le renforcement des moyens consacrés à ces formations informatiques. A l'échelle d'une génération, l'enjeu est majeur : en se concentrant sur la pratique, on crée une génération dépendante de la technique ; en se concentrant sur la technique, on crée une génération autonome et capable d'inventer toutes sortes d'usages.